Jeux d’argent : les Corses et les Parisiens sont les plus gros parieurs !

Quels sont les départements français où l’on joue le plus et à quoi ? Voilà une bonne question qui a été soulevée par l’Observatoire des Jeux qui a rendu son étude en septembre. Les Corses sont ceux qui dépensent le plus.

Tickets à gratter

C’est une première. L’Observatoire des Jeux, créé en 2011, a sorti sa première cartographie des pratiques de jeu d’argent et de hasard. Et voilà ce que cette étude révèle : « Il existe une certaine disparité essentiellement due à quelques départements caractérisés par une pratique plus intensive des jeux d’argent : départements urbanisés, grandes métropoles (Paris, Lyon, Marseille), départements du sud et la Corse. Les régions principalement concernées sont l’Île-de-France, la Normandie, les Hauts-de-France, le Grand-Est, l’Auvergne- Rhône-Alpes, Provence-Alpes-Côte d’Azur et la Corse. » La Corse, le sud de la France ou encore Paris et ses départements limitrophes jouent plus que les autres départements ! Mais à quoi jouent-ils ? Les Français seraient des friands de loterie.

À QUOI JOUE-T-ON ?

En 2014, chaque français a dépensé en moyenne entre 444 et 543 euros en jeux d’argent et de hasard. Arrivée en tête, la loterie : 49.5% des Français y ont joué en 2014, avec une mise moyenne de 188 euros. Les habitants du Pas-de-Calais, de l’Aisne, des Ardennes, de Paris et de la Corse misaient plus de 25% de plus que la moyenne nationale. Le record encore un fois revient aux deux départements corses où les habitants dépensent en moyenne 963 euros en jeux, hors casino !

Viennent ensuite les paris hippiques, très appréciés des Français qui misent en moyenne 164 euros. Une fois n’est pas coutume, la Corse, Paris, la Seine-Saint-Denis, le Val-de-Marne ainsi que les Alpes-Maritimes et les Bouches-du-Rhône misent des sommes supérieures de 25% à la moyenne. Les disparités sont encore plus importantes si l’on prend les chiffres du rapport de l’ODJ : « Un niveau de mise maximum est atteint pour le département de la Guadeloupe avec 487 euros par habitant et un niveau de mise minimum pour le département de la Creuse avec 55 euros par habitant ». L’étude nous révèle également que l’on joue plus en ville et les « disparités territoriales peuvent être liés aux différences de disponibilité de l’offre de jeux ». Un constat illustré par le casino.

Les joueurs de machines à sous dépensent beaucoup plus que la moyenne nationale dans les départements du littoral et des stations thermales.

Créé en 2009, l’ODJ est composé de huit personnalités désignées pour cinq ans. Il contribue à réaliser les objectifs de la politique de l’Etat en matière de jeux d’argent et de hasard fixés dans l’article premier de la loi : « enjeux d’ordre public, de sécurité publique, de protection de la santé et des mineurs ».

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